15.06.2017

Marthe Ogoundélé justifie son appel à voter Claire Javois

Après avoir annoncé soutenir Claire Javois au prétexte qu’elle représentait Saint-Martin et que Saint-Barthélemy ne lui avait apporté aucun soutien, Marthe Ogoundélé qui avait demandé l’investiture En Marche (mais ne l’a pas eue) a tenu à s’exprimer sur sa page Facebook. «Mon soutien à la candidature de Madame Claire Javois n’a semble-t-il pas été compris par l’équipe de son adversaire En Marche, à laquelle visiblement, « mes» voix revenaient. Cette posture est d’un mépris qui risque fort de faire encore grimper les chiffres de l’abstention », confie la candidate qui a récolté 600 voix au premier tour des élections.

«Chacun est libre de ses choix, de ses convictions et de ses opinions», affirme-t-elle. Elle reproche «à la presse locale de s’être étonnée qu’une «Macroniste» puisse soutenir une LR » et d’oublier «de s’étonner du contraire ». Certainement fait-elle allusion à Louis-Constant Fleming qui a appelé à voter pour Emmanuel Macron afin d’avoir une députée dans la majorité présidentielle alors qu’il est LR. Sauf que là Louis-Constant Fleming n’a pas changé de bord politique entre les deux tours d’une même élection.

Sur son mur Facebook, Madame Ogoundélé insiste : «Je ne suis pas une Macroniste : je suis Marthe Ogoundélé, mère de famille, enseignante, citoyenne engagée, Saint-Martinoise, élue au Conseil territorial de Saint-Martin. Je n’ai pas à être réduite à une étiquette, de même que Claire Javois n’est pas qu’une « LR » : elle est avant tout la candidate investie par les deux présidents de Saint-Martin et Saint-Barthélemy et leurs équipes et par le sénateur de Saint-Barthélemy.»

Claire Javois s’est dite « honorée de [son] soutien ». «Merci Madame pour ce message d’une grande dignité et d’un vrai courage », a commenté Claire Javois.

«Saint-Martin a besoin de stabilité politique : les querelles d’ego ne peuvent plus avoir leur place dans le débat, elles ont depuis trop longtemps pénalisé notre jeune Collectivité», admet-elle. «Je me range donc derrière la candidature de Madame Javois, qui saura défendre au mieux à l’Assemblée nationale les projets politiques des équipes en place à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, puisqu’elle dispose de la confiance de leurs exécutifs respectifs», poursuit celle qui n’a pourtant pas accordé sa confiance à Daniel Gibbs lorsqu’il s’est agi de le nommer président de la COM le 2 avril dernier.

Estelle Gasnet
1 commentaire

Commentaires

Mais enfin, notre "jeune" collectivité a déjà 10 ans ! Quand deviendra-t-elle adulte !